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선교사 처형의 정당성 강조, 프랑스 군의 군사 행위 비난

 
  • 발신자巡撫營
  • 수신자G. Roze
  • 발송일1866년 9월 11일(음)
  • 출전『실록』 丙寅 9월 11일
巡撫營傳檄洋舶都主
夫逆天理者必亡 違國法者必誅 天降民人 理以順之 國分封疆 治以守之 所順者何 仁之而不害 所守者何 犯之者罔赦 是所以逆則必亡 違則必誅也 然交隣柔遠 自古有道 而在於我國 尤用寬仁 凡不知國名不知道里者 每有漂泊我境 則命守土之臣 迎接問情 如修舊好 飢則賜食 寒則與衣 告病則調藥以救之 告歸則齎糧以送之 此我國世守之規 而至今行之 故天下之號我者 莫不曰禮義之國也 若或夤緣我人 潛入我境 換我衣服 學我言語 罔我民國 亂我禮俗 則國有常法 隨現必誅 此通萬國畫一之規也 我行常法 汝何怒焉 易地行之 我當無問 而今汝之執此爲言 已極違理 日前汝船之入我京江也 船不過二 人不滿千 則苟欲屠戮 何患無術 而旣與潛入差別 則其在懷遠之義 不忍加兵相害 故過境牛鷄 隨請輒饋 扁舟往來 以言相問 則受其饋而不受 其回者 汝自負我 我何負汝 猶且不足 去益行悖 今此犯我城府 殺我民人 掠貨攘畜 罔有紀極 逆天違法 未有甚於此也 天旣厭之 人得誅之 且聞汝輩 欲以行敎於我國云 此則尤爲大不可也 車書不同 各有所尙 正邪曲直 尙矣勿論 我崇我學 汝行汝學 殆若人人之各祖其祖 而曷敢敎人以捨其祖而祖人祖乎 此若免誅 可謂無天 我之待汝 殷湯之於葛伯也 汝之暴我 玁狁之於周宣也 雖以我之至仁至德 不當任他泯默 故千萬大兵 今茲臨海 要伸奉天行討之義 先馳詰朝相見之約 師曲師直 勝敗決矣 汝勿退避 俯首聽命
丙寅九月十一日戌時朝鮮國巡撫營著押踏印

 
별지 : 佛譯文
 
  • 출전[佛譯] Documents, pp. 328-30; Roze I, p. 87-91.
Il est ordonné de transmettre cette lettre au Maître des Navires Européens.

 Quiconque renie la loi divine doit mourir, quiconque renie la loi de son pays mérite d’être décapité. Le ciel a crée les peuples pour qu’ils obéissent à la raison. Les royaumes sont séparés par des frontières et sauvegardés par des lois. A quoi faut-il obéir ? A la justice et sans restriction aucune. Tout homme qui la viole est indigne de pardon. D’où je conclue qu’il faut mettre à mort celui qui la renie, qu’il faut décapiter celui qui la viole.
 De tout temps les relations avec les voisins, les secours accordés aux voyageurs ont été de tradition ; dans notre Royaume, nous faisons preuve de plus de bienveillance, de plus d’amour encore. Souvent, en effet, il arrive que les navigateurs ignorant la position et le nom des pays abordent sur nos côtes. Les mandarins de nos villes reçoivent alors l’ordre de les recevoir avec bienveillance, mais leur demandent s’ils viennent dans de bonnes et pacifiques intentions, donnent des vivres à ceux qui ont faim, vêtissent ceux qui sont nus, soignent les malades. Il est même d’usage de donner la viatique aux mourants. Telle est la règle qui a toujours été mise en pratique dans notre Royaume sans avoir à souffrir aucune offense, aussi la Corée est-elle pour le monde entier le Royaume de la Justice et de la civilisation. Mais s’il se trouve des hommes qui viennent séduire nos sujets, pénétrent chez nous clandestinement, changent leurs vêtements, étudient notre langue, corrompent notre peuple, bouleversent nos coutumes, l’antique loi du monde veut qu’ils soient mis à mort ; telle est la règle commune à tous les Royaumes, à tous les Empires. Pourquoi m’en voulez-vous donc de l’avoir toujours observée ? N’est-il pas suffisant que nous ne vous demandions pas compte du motif qui vous amène ici de lointains pays ? Vous, au contraire, vous occupez notre sol comme s’il était le vôtre et par ce seul fait, vous violez odieusement la raison.
 Quand dernièrement vos navires ont remonté le fleuve impérial, ils n’étaient qu’un ou deux, les hommes qui les montaient ne dépassaient pas le nombre de mille. Si nous avions voulu les détruire n’avions-nous pas des armes ? Mais par bonté à l’égard des voyageurs, nous n’avons souffert ni qu’on leur fit du tort, ni qu’on fit acte d’hostilité contr’eux. C’est ainsi qu’en franchissant nos frontières, ils prenaient ou recevaient selon leur volonté des boeufs et des poules, allant et venant en enbarcation, ils étaient interrogés en termes pacifiques ; bien plus, on leur faisait des présences sans les inquiéter en aucune façon.
 Vous vous montrez donc ingrats envers moi tandis que je ne le suis pas envers vous. Cela ne vous suffit pas, vous aviez besoin de vous retirer ; votre rentrée est inconvenante maintenant vous bouleversez nos cités, vous tuez mon peuple, vous détruisez mes denrées et mes troupeaux. Jamais on ne vit d’une façon plus grave, violer et le ciel et les lois.
 Comme le Ciel poursuit de tels hommes de sa haine, il convient de les mettre à mort lorsqu’on les prend ! Bien plus, on a dit que vous vouliez répandre votre religion dans mon Royaume. C’est un crime. Les livres différents ont leurs sentences propres qui présentent le vrai et le faux, qu’importe que je suive ma Religion, vous la vôtre ?
 S’il est blâmable de renier ses ancêtres, pourquoi venez-vous nous apprendre à abandonner les nôtres pour en adopter d’étrangers ? S’il ne fallait pas mettre à mort de tels hommes, mieux vaudrait nier le Ciel !
 Je vous traite comme Yn et Tan traitèrent l’impie Ko-pe et vous vous révoltez comme Ngien Yeou l’a fait contre Tcheou-Onen. Quoique je n’ose pas me comparer à ces Rois illustres, on ne saurait, je l’avoue, passer ma générosité sous silence.
 Vous paraissez ici maintenant avec une armée nombreuse comme si vous étiez les instruments de la Justice Céleste, venez à la cour, ayons des entrevues et nous déciderons s’il convient de réunir ou de renvoyer les troupes, de tenter la victoire ou la défaite. Ne fuyez pas, inclinez-vous et obéissez.

 La 5e année de reigne de Tong-Tchy, la 9 lune, le 11e jour.
 Pour traduction.
 Le Contre-Amiral Commndant en chef

G. Roze

 
지명
京江 , 朝鮮國
관서
巡撫營 , 巡撫營

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