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조선 문제에 미온적인 청조의 태도 비난

 
  • 발신자H. de Bellonet
  • 수신자Moustier
  • 발송일1866년 11월 28일(음)
  • 수신일1867년 2월 8일(음)
  • 출전Documents, pp. 191-238.
Pékin le 28 Novembre 1866

Monsieur le Ministre,
 Ainsi que j’avais l’honneur de le faire pressentir à Votre Excellence par une dépêche du 30 Juillet dernier le Gouvernement Chinois a tenté de faire accepter sa médiation et de remplacer une éxécution militaire en Corée par une enquête qui ainsi que toutes les enquêtes conduites par les Chinois aurait produit de gros bénéfices pour ceux qui en auraient été chargés, aurait découvert d’excellentes raisons pour justifier le massacre de nos missionnaires, et fait disparaître toutes les preuves qui pourront nous montrer un jour la complicité, par moi presque certaine de la Cour de Pékin, et surtout aurait rassuré les Mandarins engagés dans cette persécution cauteleuse et voilée qui nous est signalée de partout contre les Etrangers et les idées qu’ils apportent en démontrant qu’il suffit de quelques mots du “Grand Empereur chargé par le ciel de régir l’univers” pour que les “Barbares” suspendent leur vengeances et s’inclinent “[____] et respectueux” devant la volonté suprême du maître des nations.
 J’ai naturellement repoussé ainsi que j’en avais annoncé l’intention à Votre Exellence une proposition qui me semblait dérisoire, alors que nos troupes occupaient l’Ile et la ville de Kan-hoa (Sic) et qui m’était faite en réponse à la notification du blocus. Je saisis même cette occasion pour écrire au Gouvernement Chinois ce qui lui avait été répété vingt fois, et ce qu’il n’avait pas voulu comprendre que les renseignements qui m’arrivaient de tous cotés faisaient peser sur lui de graves soupçons.
 Le Gouvernement Chinois n’avait plus qu’une ressource, et il l’a tentée, un appel à l’intervention des autres puissances. Seulement au lieu de le faire franchement, il l’a fait à la Chinoise “en sous entendu[”], sous le prétexte ostensible de se défendre contre mes soupçons. Or, d’une part, je savais par le Ministre de Russie lui même qu’il avait demandé au Tsong-ly-ya-men pourquoi il n’offrait pas sa médiation je savais que des conseils plus ou moin accentués étaient venus de la Légation de la Reine, et que des pourparlers au sujet de la Corée s’échangeaient, en ce moment même entre nos deux Gouvernement, d’autre part le Prince sans réfuter aucun de mes soupçons se bornait à se lamenter sur leur injustice et à prétexter de sa bonne foi. Mais a-t-on oublié le pays où nous sommes, et n’est ce pas avec les mêmes phrases, avec les mêmes protestations qu’il y a six ans à peine les Ambassadeurs et les Armées Alliées et aux de nos malheureux compatriotes qui en ont été les victimes étaient attirés dans le guet-à-pens (Sic) de Tong-tcheon.
 Je me suis empressé de remettre aux Représentants des Puissances le texte français de mes dépêches, et j’ai pu m’assurer de l’impression très vive produite sur eux par un langage qui s’écarte passablement des tournures pacifiques qu’ils se croient obligée (Sic) d’employer, et par la découverte qu’il était difficile de s’immiscer dans l’affaire de Corée, sans une entente préalable avec le Gouvernement de Sa Majesté.
 Quant au langage en lui même il a sa raison d’être dans l’inutilité des efforts tentés diplomatiquement depuis quatre ans pour amener une solution à nos affaires, et sa justification dans le succès qui couronne son emploi. Ainsi que j’avais l’honneur de l’expliquer à Votre Excellence dans ses dépêches des 20 et 25 Juillet dernier il devenait indispensable “de mettre un terme à une politique de conciliation trop longtemps prolongée” or pour nous faire prendre au sérieux puisque je n’avais pas encore la permission d’employer la force, j’ai voulu essayer de la contrainte morale, sans croire pourtant, “à la puissance d’une dépêche sur le Gouvernement Chinois.[”]
 Je suis contraint d’avouer, Monsieur le Ministre, que ma parole a eu plus de poids que je ne le pensais. Ce que quatre années de Négociations diplomatiques et courtoises [____] pu obtenir, quatre mois d’un langage violent, cassant, soldatesque, appuyé il est vrai sur l’écho lointain du canon de Corée l’ont obtenu. Le Vice Roi Li, le Roi du Sud qui avait [____] dédaigneusement repoussé nos réclamations et les ordres de Pékin a perdu subitement la confiance qu’il mettait dans les sept ou huit cents pièces de canon dont il a orné les remparts de Nankin, et il a plié. Il vient de rendre les terrains de l’église à l’Evêque, et de régler avec lui les autres questions religieuses en suspens. Au Heo-nan, au Chen-si les restitutions viennent également de se faire, paraitil, mais le Gouvernement Chinois, que les Affaires du Sse-tchuen ont rendu méfiant, a [____] avant d’en écrire officiellement à la Légation, un satisfait en français des Evêques. Ici les deux affaires dont je parlais à Votre Excellence, sont en pleine voie d’arrangement, et je puis dire dès à présent, que sauf pour le règlement des affaires du Sse-tchuen, je n’ai plus besoin de l’assistance des forces navales de Sa Majesté.
 Votre Excellence sait que dans ce pays momifié sous les bandelettes dont l’entoure un rituel qui date de quatre mille ans, j’amais (Sic) une mauvaise nouvelle ne doit arriver jusqu’à l’Empereur et lui faire penser que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.
 De là ce systême de mensonges officiels qui présente toujours l’état des affaires comme excellent et qui dissimule avec soin tout ce qui arrive de fâcheux. De là, la satisfaction sans mélange que goûtait le Prince de Kong et son Gouvernement quand il a vu que les Barbares dont il avait bien fallu accepter la présence à Pékin, se soumettaient de bonne grace à l’ilotisme auquel on les condamnait, et répondaient avec une mansuétude courtoise aux vexations qui ne leur étaient point ménagées. Il n’avait pas compris que si les Représentants des Puissances Etrangères se contentaient si facilement de paroles et de promesses, c’est que la guerre civile pour les Etats-Unis, les intérêts du Commerce Anglais que cette guerre compromettait gravement et pour la France la perspective d’une guerre Européenne nous faisait à tous un devoir d’éviter à tout prix les complications, il n’avait pas compris que cet état devait avoir un terme et que ce terme était arrivé, aussi l’impression produite par mes dernières dépêches a-t-elle été profonde et les renseignements que je reçois des provinces sur la façon dont a été accueillie la nouvelle des premières opérations de l’amiral Roze, m’a prouvé que j’avais eu raison de prendre cette grave détermination.
 Une chose encore reste à obtenir, Monsieur le Ministre, et j’espère que Votre Excellence voudra bien donner sur ce point des instructions précises au nouveau Ministre de l’Empereur, et s’entendre avec les différentes Puissances pour que leurs Représentants, agissant de concert, imposent au Gouvernement Chinois leur volonté. Je veux parler de la réception des Ministres Etrangers par l’Empereur de la Chine qu’on n’obtiendra jamais par de simples négociations. Les faits ont prouvé combiens M.M. Bruce et Bourboulon s’étaient trompés en croyant que l’affaire se ferait d’elle même, et qu’elle (Sic) faute ils ont commise en n’insistant pas pour l’affirmative les deux fois que la question leur fût posée par le Prince Kong. Il est pour moi certain que c’est à cette exclusion systématique que nous devons le mépris avec lequel on nous traite, que le prestige qui entoure encore en Chine tout ce qui approche de l’Empereur vaudra pour nous, lorsque nous serons reçus par lui comme les Représentants de ses égaux plus que tous les canons de nos escadres et nous permettra mais seulement alors de conduire pacifiquement la Chine dans les voies de la Civilisation.
 Mais je le répète, il faut pour cela une entente préalable entre les Puissances, et l’intention bien arrêté de ne pas admettre de discussion sur une formalité que nous considérons comme indispensable pour valider l’entrée en fonctions d’un Diplomate étranger. Les Chinois me semblent vivement impressionnés et du présent et de l’avenir, et je ne mets pas en doute que l’année prochaine ne voie la solution de cette affaire, si les Gouvernements Européens le veulent sincèrement. L’Empereur commence à être assez âgé pour avoir envie de nous voir, pour qu’il ne soit pas ridicule de notre part de demander à être admis devant lui. Le Prince de Kong, les Princes, ne mettraient pas je crois une grande ardeur à s’opposer à notre volonté une fois qu’elle serait nettement exprimée. Les obstacles viendront des Mandarins, et seront puisés dans les Rites. “Comment voulez vous, disait Ouen Siang que nous puissions admettre que vous soyez assis ou debout en présence de l’Empereur alors que nous serions à genoux.” Votre Excellence peut se rappeler qu’en Père nous avons eu à vaincre les mêmes difficultés et que la volonté bien arrêtée de M. Bourée a seule triomphé de l’opposition de [_____]. Ici ce sera le même, il faudra imposer une solution qu’il est absolument impossible de nous accorder de bonne grâce, et si Votre Excellence le permet je répéterai ici les paroles que me disait un jour Ouen-siang dans une conversations à ce sujet : “La guerre nous tirerait d’embarras.”
 Veuillez agréer les assurances de la respectueuse considération avec laquelle
 J’ai l’honneur d’être
 Monsieur le Ministre de Votre Excellence
 Le très humble et très obéissant serviteur


Henry de Bellonnet

P. S. 2 Decembre.
 L’Amiral Roze m’annonce qu’il a évacué la Corée. J’ignore quelles peuvent être les raisons militaires qui ont pu le décider à se rembarquer immédiatement après avoir été battu, mais je dois à la vérité de protester contre les conclusions qu’il tire de sa malheureuse expédition. Ce n’étaient point les Coréens mais bien les Européens qui croyaient à l’invulnérabilité de la Corée ; la destruction de quelques magasins et le pillage de Kang-hoa n’ont produit aucun effect favorable sur le gourvernement du pays, bien au contraire, et le meutre de nos missionnaires est si peu vengé que tous les chrétiens sont mis à mort sans exception. Je ne sais si le but de l’Amiral avait été simplement de faire de l’hydrographique en Corée, mais quant au but politique, il est absolument manqué. A Pékin, les Envoyés Coréens répètent dans tous les Yamens qu’ils ont “battu l’amiral, tué des soldats, et forcé le reste à se rembarquer.” L’effet produit en est en ce sens déplorable, et je ne serais pas étonné de voir massacrer cet hiver dans les provinces lointaines, bon nombre de missionnaires et de chrétiens. J’essayerai de combattre cette dangereuse éventualité en parlant hautement d’une expédition sérieuse pour le printemps prochain.

Henry de Bellonet

Au moment de fermer cette dépêche arrive une longue lettre d’excuses du Tsong ly yamen à propos de la communication de notre correspondance aux différentes missions. Je l’enverrai par le prochain courrier.

 
별지 : 1er annexe à la dép. pol. n°= 21 de Pékin, 28 Novembre 1866
 
Pékin, le 13 juillet 1866

관련문서 조선에 대한 청조의 종주권 부정, 조선 국왕 폐위 및 조선 침공 선언

Le Chargé d’Affaires de France au Prince de Kong

 
별지 : 2e annexe à la dép. pol. n°= 21 de Pékin, 28 Novembre 1866
 
Pékin le 16 Juillet 1866

관련문서 프랑스 함대의 조선 원정 계획 통보에 대한 회신 【佛譯文】
Le Prince Kong au Chargé Affaires de France

 
별지 : 3e annexe à la dép. pol. n°= 21 de Pékin, 28 Novembre 1866
 
Pékin, le 21 octobre 1866

관련문서 한강 봉쇄 통보
Le Chargé d’Affaires de France au Prince de Kong

 
별지 : 4e annexe à la dép. pol. n°= 21 de Pékin, 28 Novembre 1866
 
 
별지 : 5e annexe à la dép. pol. n°= 21 de Pékin, 28 Novembre 1866
 
 
별지 : 6e annexe à la dép. pol. n°= 21 de Pékin, 28 novembre 1866
 
 
별지 : 7e annexe à la dép. pol. n°= 21 du 28 novembre 1866
 
 
별지 : Bellonet와 恭親王 간 왕래한 조선 문제에 관한 서신을 번역한 Shanghai Evening Courrier의 기사
 
  • 수신일1867년 1월 12일(음)
  • 출전Documents, pp. 172-90.
 

【관련문서 1】

 

Correspondance entre le Prince Kung et M. de Bellonet, chargé d’affaires de France à Pékin au sujet de la difficulté de Corée

Traduit de “Shanghaï Evening Courrier” du 12 Janvier 1867

Le Prince Kung aux Ministres étrangers (Extrait d’une traduction)

21 Novembre 1866

 Une sérieuse querelle s’etant élevée l’été dernier entre les Français et les Coréens, M. de Bellonet le Chargé d’affaires de France m’a adressé deux communications à ce (Sic) relatives. Dans ma réponse je me suis efforcé d’agir comme médiateur -------- de manière à ce qu’il pût n’y avoir en fin de compte aucune perte de vie d’un côté ou de l’autre. A ma grande surprise je viens de recevoir une dépêche de M. de Bellonet dans laquelle il cite la déposition verbale d’un Coréen ainsi que les cancans des marchés, pour la véracité desquels il n’a pas l’ombre d’une preuve, et il s’en sert pour jeter un soupçon sur moi --------
 J’ai été en termes d’amitié avec ces deux pays et j’ai cru que ce qu’il y avait de mieux à faire c’était de copier les trois dépêches de M. de Bellonet, avec leurs réponses et de les joindre à la présente pour l’information de Votre Excellence. Elles suffiront sans aucun doute à vous faire apprécier l’affaire. Des copies sont également envoyées aux autres Ministres étrangers résidant à Pékin. (14e= jour de la 10me– lune de la 5e= année Tung-che-[B] annexer à la dépêche du Prince Kung.)

M. de Bellonet au Prince Kung.

 Mr=, je regrette de porter officiellement à la connaissance de Votre Altesse Impériale, un horrible attentat commis dans le petit royaume de Corée qui était autrefois rattaché à l’Empire de Chine par les liens de vasselage mais que cet acte de sauvage barbarie a séparé pour toujours de ce dernier.
 Dans le cours du mois de Mars dernier les deux Evêques Français qui évangélisaient la Corée et avec eux neuf Missionnaires, sept prêtes coréens, et une grande foule de chrétiens des deux sexes et de tout âge, ont été massacrés par l’ordre du Souverain de ce pays.
 Le Gouvernement de Sa Majesté ne peut pas permettre qu’un aussi cruel attentat reste impuni. Le jour où le Roi de Corée a mis la main sur mes malheureux compatriotes a été le dernier de son règne, lui-même en a proclamé la fin qu’à mon tour je viens déclarer solennellement aujourd’hui. Dans peu de jours nos forces militaires marcheront à la conquête de la Corée et l’Empereur, mon Auguste Souverain, a seul maintenant le droit et le pouvoir de disposer, d’après son bon plaisir, du pays et du trône vacant.
Le gouvernement Chinois m’a déclaré plusieurs fois qu’il n’a ni pouvoir ni autorité sur la Corée et il a refusé sous ce prétexte d’appliquer les Traités de Tientsin à ce pays et de donner à nos missionnaires les passeports que nous lui avons demandé (Sic). Nous avons pris note de ces déclarations et nous déclarons maintenant que nous ne reconnaissons aucune autorité que ce soit du Gouvernement Chinois sur le royaume de Corée.
 J’ai l’honneur etc.

(signé) H. de Bellonet.

Réponse du Prince Kung à M. de Bellonet

 (après avoir accusé réception de la lettre ci-dessus). Je puis faire observer ici que comme la Corée est un pays en dehors des autres qui s’étend dans un coin isolé et qui a toujours strictement maintenu ses propres règlements, comme on le sait bien, je suis tout-à-fait ignorant de ce qui les a conduit à mettre ces Missionnaires et ces chrétiens à mort. Cependant, je suis sensible aux sentiment d’amitié qui ont amené Votre Excellence à me communiquer les raisons pour lesquelles le Gouvernement français met ses forces en mouvement (contre ce pays).
 Voyant toutefois que quand deux pays en viennent aux mains il y s’agit de la vie de leurs peuples -------- Je ne puis que m’efforcer d’amener une solution des difficultés qui existent entre eux -------- Il me semble qu’il vaudrait mieux s’enquérir préalablement des preuves et des mérites de l’affaire et s’assurer des raisons qui existent pour prendre cette mesure, de manière à ce qu’on pût éviter si possible de recourir aux armes. Je fais cette réponse en vue de suggérer cette manière de faire à la considération de Votre Excellence.
 J’ai l’honneur, etc.

(signé) Kung

 M. de Bellonet au Prince Kung (contenant avis du blocus avec demande de la promulguer dans l’intérêt du commerce, etc.)
 Avis traduit du Chinois.
 (le texte original de cette déclaration de Blocus est déjà connu)

Le Prince Kung à M. de Bellonet.

4 Nov. 1866

 Il accuse réception de l’avis ci-dessus ainsi que de la dépêche du 24 octobre, et suggère de nouveau qu’on devrait examiner l’affaire en vue d’empêcher la guerre. Il mentionne qu’il n’a pas reçu de réponse à sa dépêche du 16 Juillet.

M. de Bellonet au Prince Kung

11 Novembre 1866
 Mr=, Je regrette que Votre Hautesse n’ait pas pu deviner les raisons qui m’ont forcé de garder le silence après les offres que vous m’avez faites dans votre communication du 16 Juillet dernier. Puisque vous insistez pour me faire revenir sur ce sujet je pense que je dois expliquer les motifs de ma conduite, en vous priant de vouloir bien vous souvenir que j’ai évité autant que possible de faire une communication si désagréable au Gouvernement Chinois.
 En premier lieu le massacre des Missionnaires français est un de ces crimers impardonnables que rien ne peut excuser -------- J’ai déjà donné les instructions les plus précises pour que les mandarins coupables dont j’ai pu me procurer les noms soient jugés et exécutés aussitôt qu’ils tomberont entre nos mains. Quant au sort du ci-devant Roi de Corée, il est maintenant soumis à la décision de l’Empereur mon Auguste Souverain.
 En second lieu je regrette d’être forcé de déclarer à Votre Hautesse Impériale que les rapports qui me sont parvenus durant ces cinq mois et qui ont été envoyés à Paris, sur les événements de Corée nous obligent à admettre de très sérieux soupçons de complicité de la part du Gouvernements Chinois. Beaucoup affirment que l’ambassade Coréenne qui est venue l’hiver dernier a apporté à Pékin le projet de massacre et remporté une autorisation tacite et l’approbation de quelques membres du Gouvernement Chinois -------- Le mystère dont ces derniers ont entouré les trois Missions Coréennes qui sont venues à Pékin au mois de Juillet, l’envoi en Corée d’un ambassadeur publiquement annoncé dans la Gazette, les nouvelles du recrutement et de la mise en mouvement de troupes Tartares qui nous sont parvenues de l’autre côté de la grande muraille, cet empressement singulier à chercher une excuse pour les Coréens plutôt que leur montrer l’horreur produite par le crime, toutes ces choses … tendront à faire regarder la conduite du Gouvernement Chinois avec soupçon.
 En troisième lieu nous avons été deux fois les dupes d’enquêtes conduites par les autorités chinoises seules. La dissimulation qu’on a montrée à Sz-chula par rapport à l’affaire de Chun-chia-chan et celle que l’on montre encore relativement au meurtre de l’abbé Mabileau nous ont donné de trop sévères leçons sur l’insolente manière dont les autorités provinciales ont abusé de notre confiante fidélité, pour nous empêcher de l’oublier pendant longtemps.
 En quatrième lieu Votre Altesse Impériale ignore probablement que la guerre qui pour nous est un plaisir, que les Français recherchent passionnément, est loin d’être préjudiciable au peuple en général -------- Ce que Votre Hautesse ignore peut-être enfin, c’est que le peuple de Corée loin d’être hostile, loin de défendre un Gouvernement qui l’opprime et le réduit à la misère s’adresse à nous comme à ses libérateurs -------- Notre expédition en Corée empêchera peut-être une intervention militaire en Chine que les efforts conciliatoires de Votre Altesse Impériale n’empêcheraient probablement pas -------- Toute tentative de conciliation sera maintenant inutile à moins que le ci-devant Roi de Corée se rende à discrétion et implore la merci de l’Empereur notre Auguste Souverain en se confiant à sa générosité. C’est à Votre Altesse Impériale à voir si Elle (Sic) peut donner cet avis au Gouvernement Coréen.

Signé : H. de Bellonet

Le Prince Kung à M. de Bellonet.

 (Il accuse réception de la lettre ci-dessus du 11 Nov. Et exprime sa grande surprise des termes qui y sont contenus etc., etc.)
 Dans la dépêche à laquelle je réponds l’histoire racontée par une personne officielle de la suite des Coréens ainsi que les cancans des marchés — choses pour lesquelles il n’y a pas l’ombre d’une preuve — servent à jeter un soupçon sur moi et à fournir une sorte de preuve par leur énonciation dans votre dépêche. Voyant que mon louable désir (dans la paix) ne s’accorde point avec les vues de Votre Excellence, mais qu’au contraire vous en faites un prétexte pour me soupçonner d’autres dessins, je ne puis que me sentir profondément mécontent -------- L’officier qui vint de la Corée et les nôtres qui y allèrent, le firent pour des affaires de cérémonial et conformément avec l’usage établi depuis longtemps : sans aucun rapport avec la querelle, etc -------- Si Sa Majesté Impériale avait résolu de lever et de préparer ses forces tout le monde l’aurait entendu ou l’aurait vu. Il est si évident qu’il n’y a rien de ce genre qu’il est inutile de discuter ce point plus longtemps mais son insertion dans votre dépêche trahit un désir de vous emparer de tels bruits pour gêner et embarrasser les autres -------- Une pareille manière de faire est-elle compatible avec les relations amicales entre nations ?…

M. de Bellonet au Ministère des affaires Etrangères Chinois.

Pékin 25 Nov. 1866

 (Il se plaint de ce que sa correspondance ait été communiquée aux Ministres étrangers et dit qu’il aurait dû en être préalablement informé, etc.) “Cela n’a point été fait et j’ai le droit d’y trouver une faute. J’informe en conséquence Votre Excellence que je soumets vos procédés à l’appréciation du Gouvernement de Sa Majesté, en lui demandant s’il ne juge pas convenable d’en réclamer satisfaction, et je confesse que je ne comprends pas pourquoi, depuis que le Gouvernement Chinois croit que je cherche à le trouver en faute, il m’a donné une si bonne occasion de satisfaire mon désir. (Il envoie M. Lemaire pour expliquer ses sentiments qui, dit-il, ont été mal compris.)
 J’espère que cela prouvera une fois pour toutes à Votre Excellence le besoin d’avoir des Interprètes Européens en vous montrant l’impossibilité de parler d’affaires politiques tandis que vous employez un langage aussi imparfait que l’est le chinois.

Signé : H. de Bellonet, au Prince Kung

Réponse à la lettre ci-dessus

Le Ministère des affaires Etrangères à M. de Bellonet.
 Mr=, — J’ai l’honneur d’informer Votre Excellence que M. Lemaire, l’Interprète de la Légation de France, m’a apporté votre note du 25 Nov. avec les textes originaux (de la correspondance antérieure). Je les ai placés les uns à la suite des autres.
 En vérité si les allégations que Votre Excellence a mises en avant contre ce Gouvernement avaient été tenues secrètes et si nous n’avions rien dit publiquement pour expliquer nos vues, cela fût devenu sûrement un grand sujet de reproche contre la réputation de Sa Majesté Impériale. C’est un point évident et qui n’a pas besoin d’être discuté ici, de savoir si une telle démarche était de nature à vous être préjudiciable ou non.
-------- Nous ne nous sommes pas considérés comme obligés de vous laisser connaître notre intention (de communiquer les dépêches) et de les envoyer ensuite (comme si vous les permettez).

Signé : Wausing et 5 autres membres du Ministère des affaires Etrangères

 
이름
Pékin , Prince de Kong , Roze , Bruce , Bourboulon , Prince Kong , Prince de Kong , Ouen Siang , Bourée , Ouen-siang , Henry de Bellonnet , Henry de Bellonet , Prince de Kong , Prince Kong , Prince de Kong , Prince Kung , Bellonet , Prince Kung , Bellonet , Bellonet , Bellonet , Prince Kung , Bellonet , Prince Kung , H. de Bellonet , Kung , Bellonet , Kung , Bellonet , Prince Kung , Prince Kung , Bellonet , Bellonet , Prince Kung , Mabileau , H. de Bellonet , Kung , Bellonet , Bellonet , Lemaire , H. de Bellonet , Prince Kung , Bellonet , Lemaire
지명
Corée , Pékin , Kan-hoa , Corée , Tong-tcheon , Corée , Corée , Pékin , Nankin , Pékin , Etats-Unis , Anglais , France , Chine , Chine , Corée , Corée , Kang-hoa , Corée , Pékin , Pékin , Pékin , Pékin , Pékin , Pékin , Pékin , Pékin , Pékin , Corée , Shanghaï , Pékin , Corée , Chine , Corée , Corée , Corée , Corée , Corée , Paris , Corée , Pékin , Pékin , Corée , Corée , Corée , Chine , Corée , Corée , Pékin
관서
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